Lettre 2 Ben à Elsa

Nous devons faire mieux que ça. Hier je vous ai senti loin. Non pas durant le concert dont les circonstances nous ont éloigné de quelques mètres. Mais pendant le retour et jusqu’au réveil. Votre mutisme me terrifie. Je ne peux que m’en rendre coupable, je n’ai pas le choix que de penser de cette manière. Je vous connais si bien. Je sais quand vous êtes avec moi et quand vous ne l’êtes pas. Le plus souvent votre malaise, votre déprime engendre de la colère envers moi. Nous devons faire mieux que ça. Ce matin je n’aurais pas du vous parler sèchement. Mais vous ne pouvez pas prendre cette phrase aussi mal. Un volcan ne peut pas jaillir de quelque chose d’aussi anodin. J’avais mal à l’oreille et j’ai toujours mal. C’est lancinant et irritant. Nous devons remettre en question tout ça. On ne peut pas continuer à nous disputer bêtement pour des choses anodines. Je sais que derrière votre malaise il y a quelque chose. Ne me le cachez pas. Je sais quand il y a quelque chose qui vous tourmente. Ne pas me le dire m’entraine dans vos tourments et je ne peux plus vous aider. Je suis autant tourmenté à ce moment là.

Je comptais étudier l’Ecosse ou l’Irlande avec vous. Cherchez les villes. Cartographier notre future vie. Mais quand nous sommes dans cet état tout devient compliqué alors que nous est si simple en réalité. Nous avons une semaine devant nous pour justement parler de tout ça. Mettre à plat nos projets. Nous irons à Saumane et nous ferons la même chose. Ne gâchons pas tout ça. Nous avons des ennemis partout. Ne nous en fabriquons pas de nouveaux. Nos ennemis que sont l’argent, les gens ou nous même parfois. Mon oreille souffre, c’est le siffleur de mauvais sort qui vient me susurrer son venin. Je n’en veux pas, je veux le chasser. Aidez moi à le chasser. Je repense à l’Ecosse. Je repense au calme d’un nous au milieu d’un univers neuf. Un univers sans pollution. Alès nous lègue une pollution de notre famille, de notre enfance ou de notre travail. L’Ecosse nous lavera de tout ça. La croyance qu’un lieu saint et vierge nous attend me semble réelle et réalisable. La solution c’est nous qui l’avons. Nous avons le ciment de notre construction. Il suffit de nous concentrer la dessus. Cela peut demander de gros effort je le concède. Mais chaque jour est pour moi un pas vers cette nouvelle aventure. La venu de Jimmy me permettra de lui parler de notre entreprise. Ton rôle y est capital.

J’ai beaucoup aimer vous acheter ces maillots. Le temps se fait rare et je vous compterez cette expérience si vous le voulez dans une nouvelle lettre.

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